« Crypto, to the Moon »

La cryptomonnaie, mais qu’est-ce que c’est ?

La cryptomonnaie, comme son nom l’indique, est une monnaie dont la particularité principale est de permettre l’échange et la conservation de ses actifs par un fonctionnement en pair-à-pair ; c’est-à-dire sans passer par un tiers ou quelconque banque centrale : les transactions se font directement entre les deux partis, de manière totalement décentralisée, et sont assurés par un ensemble de technologies dites de cryptographie, garantissant la sécurité et la confidentialité de ces échanges auprès des détenteurs de la monnaie.

Ainsi, toutes les transactions faites avec de la cryptomonnaie se retrouvent dans un registre appelé blockchain (littéralement chaîne de blocs), qui conserve de manière sécurisée et infalsifiable l’ensemble des données propres aux échanges de chaque cryptomonnaie, sans exception.

De par son fonctionnement, elle joue alors ce rôle de tiers de confiance entre les deux partis de la transaction, de telle manière qu’elle remplace et rend obsolète l’utilisation d’une banque comme dans un système financier classique. Avec la blockchain, chaque élément a sa place et permet de garantir l’intégrité des données échangées grâce à un algorithme cryptographique qui vient greffer les informations les unes sur les autres en maintenant une confidentialité parfaite tout au long de la chaîne.

Origine et création

Maintenant que nous avons démystifié ce qu’était une cryptomonnaie, parlons de Satoshi Nakamoto. Vous avez sûrement déjà entendu ce nom au détour d’une conversation ou d’une émission télévisée en pensant peut être qu’il s’agissait d’un milliardaire chinois qui a monté un projet fou pour des raisons d’intérêt personnel. La vérité en est quelque peu différente.

Satoshi Nakamoto est le pseudonyme utilisé par l’inventeur du Bitcoin (et par la même occasion de la blockchain), la première cryptomonnaie jamais crée, et aujourd’hui celle représentant l’actif principal utilisé par les détenteurs d’un portefeuille de cryptomonnaie. Son développement par l’utilisateur, dont l’identité véritable n’a jamais pu être vérifiée, a commencé en 2007 mais ce n’est qu’en Janvier 2009 que la première version visant à devenir le Bitcoin d’aujourd’hui est publiée par l’inventeur anonyme.

En dépit de la volonté de son créateur, restée inconnue, quant à l’objectif derrière la création de ce nouveau système d’échange monétaire, le Bitcoin se fait rapidement percevoir comme l’emblème du renouveau financier et une alternative valable au système financier traditionnel, alors en grand questionnement à cette époque. Ainsi, il devient la figure de proue à influence libertarianiste de celles et ceux qui rêvent d’un monde où la liberté individuelle est au sommet des préoccupations, maintenant ainsi pour tous un fonctionnement indépendant des structures économiques et s’affranchissant des doctrines propres à un Etat.

Le Bitcoin entraînera plus tard la création de plusieurs autres cryptomonnaies, dont certaines sont basées sur le code source même de ce dernier.

 

Fonctionnement

Pour déterminer le fonctionnement de cette blockchain et comprendre comment un tel niveau de sécurité est conservé pour les transactions, il faut s’imaginer les « mineurs » des dites cryptomonnaies comme léguant les ressources de leurs machines au réseau de blockchain afin de mettre à jour cette gigantesque base de données. Ainsi, leur puissance de calcul permet de valider les nouveaux blocs de données en résolvant un problème de cryptographie dit de force brute, c’est ce que l’on appelle la preuve de travail, dit « proof of work ».

Cependant, ce type de fonctionnement, malgré qu’il ait prouvé sa fiabilité, soulève maintenant des questionnements notamment quant à son temps de latence, et sa consommation énergétique importante. C’est ainsi que de nouvelles alternatives apparaissent : par exemple, la preuve de participation, ou preuve d’enjeu, qui n’utilise pas de puissance de calcul pour la validation ; ou encore la preuve d’espace, qui, elle, utilise l’espace libre sur le disque dur des mineurs, réduisant considérablement la consommation nécessaire à la production de nouveaux blocs. (lien vers article Chia / consommation énergétique des cryptos)

Les moyens ne manquent donc pas quant il s’agit de vérifier l’intégrité des nouveaux blocs de la blockchain. Le développement exponentiel de ces protocoles de sécurisation est important pour le futur des cryptomonnaies et reste un des arguments principaux à prendre en compte pour les investisseurs actuels comme pour ceux à venir quant à leur choix d’une cryptomonnaie durable et sécurisée, sans que ce soit au détriment de notre environnement.

Quel futur dans le modèle économique ?

Au cours des dernières années, la cryptomonnaie a su se prouver comme un facteur économique contemporain majeur et, petit-à-petit, s’impose comme une force d’investissement non-négligeable. Son haut potentiel financier, sa sécurité, et son indépendance des banques centrales sont tout autant d’arguments solides qui promettent un avenir radieux à ceux qui choisissent de lui faire confiance, ce qui est déjà et autant le cas pour une majorité des fonds d’investissements s’appuyant sur ce système pour leur développement mais aussi pour Mr. Tout-le-monde souhaitant placer son argent dans des alternatives aux banques proposant plus d’intérêts sur le court comme sur le long-terme.

Pour conclure, la « crypto » a encore bien des innovations à apporter au sujet de la gestion, la conservation, et l’échange monétaire dans un modèle économique vieillissant et offrant peu de liberté en terme de choix d’investissement à chacun : elle se démarque comme un pari sur le futur finalement peu risqué comparé à un investissement plus traditionnel.